Compte-rendu du Stage d'Aïkido animé par Léo Tamaki et Farouk Benouali du Samedi 13 Octobre 2012 au Dimanche 14 Octobre 2012 à La Mulati (69350)

Ajouté le 06/09/2013 12:59:47 par anonyme

Commentaire

Premier stage hors de mon groupe en 7 ans de pratique...

Je suis un enseignement Kobayashi et décide donc, étant dans l'année de préparation de mon shodan, de m'ouvrir un peu aux "autres" ...sur les tatamis et non pas seulement sur un forum internet !

Pas loin de chez moi, Farouk Benouali invite Léo Tamaki.

Je regarde les vidéos de Farouk et j'y vois un aïkido fin et élégant mais surtout martialement parfaitement placé, ce qui me paraît plutôt compatible avec ma pratique (en tout cas ce que l'on recherche!). En plus, la pratique du iaï me fait doucement rêver (comme beaucoup j'imagine), ça me tente...

La présence de Léo Tamaki est un vrai plus, je suis assez fan de ses différents compte-rendus et de sa recherche, entre art, culture et humanisme.

Un petit mail à Farouk pour demander si un renégat non fédéré peut participer, une réponse plus que sympathique dans les 10 minutes fini de me convaincre.

 

Dimanche matin, jour J (bin oui, samedi matin roller pour mon nain n°1 et l'après midi basket pour le n°2...on a pas tous que le budo dans nos vies !!!). Une petite prise de contact donc , 3 heures seulement beaucoup trop courtes.

 

1ère remarque:

Gestion du cours exemplaire:

 

9h: Farouk débute.

10h30: son cours s'achève avec la sensation pour moi d'avoir donné, profité, travaillé et appris ce qu'il faut dans le temps donné.

10h35: Léo commence.

12h. Le cours s'achève avec la même sensation du « devoir accompli » et un retour au calme dans les règles.

 

Ça peux paraître un détail mais c'est je trouve une des bases essentielles de la pédagogie.

Etant moi-même enseignant, j'avoue être assez attaché à la structure. Nous avons ici affaire à deux enseignants connaissant parfaitement leur boulot, c'est un élément précieux pour travailler sereinement.

 

2ème remarque:

Travail de perception (du temps pour Farouk, du contact pour Léo) (je simplifie) fin, novateur et surtout pratiqué sur différents degrés de complexité. C'est génial pour les petits niveaux comme moi car ça gratifie sur le chemin parcouru et ça motive sur le reste à venir.

 

La perception de Farouk semble intimement liée à sa pratique du sabre. La rigueur martiale et le coté « noble » qui en découle est vraiment séduisante. Je retrouve là une des facettes qui me plait tant chez les Kobayashi et qui me transporte carrément quand je vois les vidéos de feu Nishio senseï.

 

La perception de Léo semble quant à elle liée à ses origines japonaises. Moi qui suit musicien et qui suis en étroite collaboration avec le Japon de part mes étudiantes ou mes concerts, je retrouve là ce respect du corps, ce respect du temps donné aux choses simples pour aller au cœur qui grandit ce peuple au quotidien: travailler lentement pour travailler mieux, accepter de prendre le temps d'être juste, c'est déjà une manière d'effacer l'ego, et au regard de sa pratique, pour qui saura attendre, pratiquer et patienter...ça paye !

 

3ème remarque:

A mon humble avis, pas d'incompatibilité notable pour qui souhaiterai pratiquer les 2 formes (on a pas fait de suwariwaza, j'avoue m'être un peu inquiété pour ça car j'ai toujours pratiqué sans crocheter les pieds...).

Les différences ? Minimes: des broutilles sur l'étiquette (on salue beaucoup plus souvent chez nous, on dit merci en japonais...rien de rédhibitoire !).

 

Après , techniquement, je n'ai pas le niveau pour voir les tenants et les aboutissants, je vous expose donc mon ressenti qui n'est que celui d'un 1er kyu, à relativiser donc et à prendre pour ce que ça vaut, c'est à dire pas grand chose !

Les réflexes que j'avais du mal à gommer concernent le rôle d'uke.

On m'a enseigné (enfin ce que j'ai compris...):

Sur katadori ikkyo par exemple: quand tori place son atemi, on m'a enseigné (en tant qu'uké) de me protéger et de détourner avec la main, c'est ce « retour » que tori exploite pour placer sa main en contre ou en saisie au niveau de son épaule.

Ce matin, mon atémi n'ayant pas été détourné il a porté deux fois sur le nez mon partenaire ...oups, moi qui suit si (trop) bienveillant je passe pour la brute de service 

Idem sur shomen irimi, quand je tranche, si mon coude n'est pas contrôlé, je le plie pour entrer pleine face comme font les karatékas. Ce matin je devais contenir ce réflexe.

 

Ce n'est en aucun cas une critique ou une revendication, je voulais juste noter que les ukes Kobayashi semblent être « formés » pour être des emmerdeurs ! J'ai pris l'habitude de saisir et de frapper, de trancher et de frapper etc... (avec amour bien sûr !), habitude que je devais contenir ce matin.

 

Voili voilou, c'était en tous cas super.

Excellent accueil des autres membres du club, senseïs accessibles, souriants, rigoureux mais simples avec des pratiques vraiment classieuses.

Bilan , que du bon ! On vit bien dans le même monde !

 

Anecdote amusante: un 1er kyu de mon école n'a toujours pas de hakama (à partir du shodan chez nous)..le seul qui passait son temps à me donner des conseils débiles était le débutant de l'année..trouvant en mon keikogi immaculé un débutant potentiel à éduquer ;-)...

Tous les autres ont été géniaux....aaaaaaaah ces débutants qui savent tout ! 

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