Compte-rendu du Stage d'Aïkido animé par Léo Tamaki du Samedi 9 Novembre 2013 au Dimanche 10 Novembre 2013 à Brive-la-Gaillarde (19100)

Ajouté le 07/10/2014 19:35:35 par anonyme

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Bin voilà c'est fait. Une belle rencontre sur les tapis du club de Yoseikan Budo de Brive. Un petit CR ??AllezNous avons commencé le cours du matin par un réveil musculaire très doux, avec étirements et travail autour des ukemis, le tout dans le relâchement. Après on enchaine sur cette notion de relâchement mais dans un atémi shuto forme otoshi. Nous enchainons des exercices de frappe avec nos tongs en guise de pao  .Les attaques étant réglées, Leo nous démontre comment entrer, comment prendre l'espace de l'autre et nous propose 2 projections Aïki Otoshi et Koshi Nage. Dans ces 2 cas le Ilimi (entrée) fait les 3/4 du travail et la projection devient comme évidente et elle faite avec douceur et sans crispations. Leo nous explique alors que rien ne doit être fait avec force  et que la simple (pour lui) présence dans la technique permet l'exécution dans un relâchement total.l'après midi, les armes. On commence par le ken avec un travail de coupe otoshi et ague (descendante et montante) dans le même axe. C'est un travail très spécifique avec lequel j'ai eu du mal. On enchaine sur le Jo (baton court) et l'étude d'un kata à deux. Leo nous présente ici un travail très fluide avec son Uke (un de ses élèves qui vient d'Espagne) qui lui aussi est très impressionnant. Je vous invite à aller sur la page facebook du club (voir signature) afin de voir des photos et une video.Voilà, un bon moment d'échange entre des Yoseikan Budokas et des Aikidokas. J'ai eu l'impression que Leo nous a présenté sa recherche et sa reflexion sur celle ci. Il nous a proposé une autre voie de pratique ou chacun peut trouver un interet. Comme quoi les grands experts attirent au delà de leur école.

 

Comme dire   C'est la première fois que je rencontre un Aikidoka (a part Tissier) qui enseigne plus des principes que des formes. Ensuite c'est aussi la première fois que j'en rencontre un de ce niveau qui à une experience martiale hors Aiki. Donc tous cela fait qu'il est athypique. La base de sa pratique telle que je l'ai comprise est un travail du corp spécifique fait de relachement, de sobriété et d'une grande disponibilité. On est pas du tout dans qqchose d'athlétique bien au contraire mais par contre on sent la puissance (il m'a bluffé sur les atemis)C'est un chercheur et experimentateur c'est ça son truc. Il propose une pratique moderne de l'Aikido mais en faisant le lien avec les techniques traditionnelles. Il est jeune, trés bon techniquement, sympathique et il communique autour de son activité et de lui; donc il doit être clivant dans le monde de l'Aikido. Perso je n'ai rencontré que des gents qui l'appreciaient. 

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Ajouté le 07/10/2014 19:25:49 par anonyme et modifié le 07/10/2014 19:27:17

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Déjà  la rencontre du bonhomme: Trés sympatique, accessible, ouvert au dialogue même avec des personnes n'ayant pas ses connaissances martiales. C'était d'autant plus interessant qu'il était l'invité d'un club de Yoseikan Budo.Techniquement: Même si je pratique l'Aiki du Yoseikan et l'Aikido (forme Tissier), j'ai été dans la découverte totale. Léo propose une autre façon d'utiliser son corp. La notion de relachement ne m'est pas inconnue, mais là  on est au delà . On est dans la douceur mais en même temps dans un grande pertinence martiale. Durant ce stage j'au eu l'impression qu'il nous a mis face à  d'autres possibilités d'agir, non-athletiques, relachés, avec un timing et sens du placement qui laisse reveur.Mon impression est qu'il est en pleine recherche, en pleine construction de sa pratique et il nous a présenté cela. Il me fait penser au Hiroo Mochizuki d'il y a 30 ans: un extra-terrestre.

Il était en effet l'invité du club de Yoseikan Budo de Brive dont il est un ami du professeur (et fondateur). Mais dans mon entourage de pratiquants d'arts martiaux (Kali JKD, Kendo, Judo, Aikido bien sur) bcp le connaissent et aimeraient le rencontrer.C'est un peu comme Tissier. Dans le monde du contact (que je connais  ) quand on parle d'Aikido je rencontre souvent des réactions mitigées et dés que je prononce le nom Tissier ou Tamaki (chez des gens plus jeunes) on me dit : "ah oui lui il est bon" 

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Ajouté le 07/10/2014 19:23:55 par anonyme

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Retour 4 ans en arrière: le stage de Léo Tamaki à Brive La Gaillarde

 

4 ans déjà

Cela fait maintenant 4 ans que Léo se rend, une fois par an, au Brive Yoseikan Budo pour y dispenser un stage de Kishinkaï Aïkido.

Brive étant ma ville d’origine, j’ai participé à chacun d’entre eux. La première fois, j’étais encore un pratiquant régulier du dojo, m’y rendant 4 fois par semaine, pour suivre Jean Luc Dureisseix, enseignant de Yoseikan Budo à Brive.

 

Je lisais le blog de Léo depuis quelques années mais  ne connaissais son travail que depuis peu de temps, suite au stage de La Rochelle. Sous les conseils de Jean Luc, je m’y étais rendu, atterrissant dans un stage bondé d’Aïkidoka. Un monde que je connaissais très peu et, à l’origine, loin de me plaire.

Peu de temps après, mon professeur, Jean Luc Dureisseix, invita Léo à Brive.  Ce fut un moment qui joua un rôle important dans mon parcours, car ce fut celui où je pris la décision de venir le suivre à Paris.

6 mois plus tard, je débarquais du côté d’Argenteuil, avec mon petit bagage technique et mes grandes illusions, bien décidé à suivre Léo et faire le tour des dojos Parisiens pour devenir l’un des « meilleurs combattants ». Déterminé à comprendre l’essence de son travail, je tournais la page d’une grosse partie de ma vie pour me rendre là où mon instinct me dictait d’aller.

A l’époque j’envisageais de m’inscrire à une multitude de compétitions, dans l’espoir d’intégrer un jour le monde du combat professionnel.  Aujourd’hui cela me fait sourire. La fougue de la jeunesse, des montées de testostérone, me prenant pour un "warrior", fonçant bien souvent tête baissée dans la moindre confrontation.

Le pire dans tout ça, c’est que je me suis bien rendu au Kishinkan dojo aux cours de Léo, profitant parallèlement des cours d’essais des clubs de judo, karaté, boxe, MMA pour aller tester mes techniques et réflexions….

M’écartant de mon entourage pour me consacrer à la pratique, leur donnant peu de nouvelles, pour ne pas dire jamais, je me rappelle encore certains d’entre eux qui parlaient de moi comme d’un « petit merdeux prétentieux », à qui il arriverait tôt au tard de gros ennuis… J’ose espéré avoir évolué depuis – -‘

 

Dans l’idée de progresser, j’étais persuadé que la meilleure façon était de rencontrer divers pratiquants et de m’y confronter pour comprendre leur travail, m’adapter et vivre une multitude de situations différentes, bonnes ou mauvaises. Je me vois encore me rendre dans certains cours d’essais, pour gentiment (où presque) me faire jeter à la fin du cours, en me disant que si je venais pour me bagarrer cela ne servait à rien de remettre les pieds au dojo.

Durant cette période, Léo est certainement celui qui m’a accueilli avec le plus de bienveillance, avec mon caractère, mes nombreux défauts. Dont mon manque de délicatesse, de compassion et l’étroitesse de mon état d’esprit concernant la pratique.

Il me fallut beaucoup de temps pour comprendre que mon comportement me conduisait tout droit vers une impasse. Comprendre que progresser dans le partage et non la confrontation était de loin bien plus bénéfique.

Léo fut celui qui m’amena progressivement à prendre conscience de mon attitude et me montrer que la pratique n’était pas seulement là pour faire évoluer notre utilisation du corps dans un soucis d’efficacité mais également pour nous faire grandir humainement. L’un n’allant pas sans l’autre dans la voie que j’avais choisi d’emprunter.

 

Un stage au cœur de mes origines

Samedi dernier, après 4 années, je me retrouvais à mon point de départ, face à mon passé…

Ce weekend a été, certainement, l’un de mes meilleurs moments à Brive. D’une part, ce stage réunit les deux enseignants qui ont le plus marqué mon parcours. Mais également un certains nombres de pratiquants rencontrés au cours de stage, faisant aujourd’hui partie de mes proches.

Sans chercher à vous jouer un morceau de violon,  j’avoue que de me retrouver au sein d’un des  lieux qui a beaucoup compté pour moi, m’a vu grandir, changer, m’a aidé à trouver un chemin, entouré de proches, m’a fait chaud au cœur. Merci aux organisateurs et à tous les participants pour le déplacement :-)

Merci également à Shizuka pour son coup d’œil et l’ensemble des photos :-D

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