Compte-rendu du Stage d'Aïkido animé par Masato Matsuura le Dimanche 28 Octobre 2012 à Paris (75000)

Ajouté le 16/11/2012 23:43:57 par Fariza

Commentaire

« Il n'est rien au monde de plus inconsistant et de plus faible que l'eau ; cependant, elle corrode ce qui est dur et fort;

rien ne peut lui résister ni la remplacer. (…) . »

(Lao Tseu - 78)

Le stage d' aïki s'est déroulé en deux phases  après un échauffement préliminaire lors duquel on  a stimulé les différentes parties du corps qui allaient être mobilisées par la suite.

La première phase a consisté à pratiquer une série d'exercices de deux types : extension et changement d'état du corps.

Pour travailler sur l'extension nous avons réalisé deux exercices : l' allongement du bras vers l'avant et l' allongement du bras vers le sol. La contrainte était de ne pas mobiliser le partie haute du corps pendant ces exercices. L'idée était d'utiliser les rotations partant de l'omoplate et parcourant le bras. Le mouvement devait ressembler à celui d' une spirale. La spirale est une notion récurrente dans la méthode de Masato.

Ensuite nous expérimenté  le changement d'état du corps  en alternant deux postures :  une posture  de connexion  ciel - terre avec le sabre puis  posture de garde , le sabre protégeant visage,  les pieds joints mais ancrés dans le sol. L'idée était de passer de façon fluide d'un état à un autre, comme peut le faire l'eau.

Cette première phase nous a progressivement préparé pour la suivante lors de laquelle nous avons mis en pratique les précédents exercices à travers la réalisation de plusieurs formes techniques irimi : Irimi nage sur saisie d'un poignet, tenchi nage sur saisie des deux poignets, kote gaeshi sur attaque shomen uchi et Kokyu nage sur saisie à deux mains en position seiza.

Toutes ces techniques font appel à l'extension des bras (effacement des épaules) et au changement d'état. Tout cela en conservant la verticalité de notre corps. La fluidité s'exprime ainsi par la conservation de la verticalité lors des déplacements mais aussi par l'alternance entre la connexion vers le sol (ancrage) et la connexion vers le ciel.

La circulation fluide de l’énergie passe aussi par un contrôle de la respiration selon l'état du corps que nous voulons adopter . Par exemple nous expirons pour l'ancrage vers le sol. Ce dernier s'exprime lorsque nous abaissons notre centre en irimi nage pour déséquilibrer son uke. Nous expirons lors du déséquilibre de uke lors de kokyu nage. Ou encore, lors de tenchi nage, on inspire et on expire pour cette forme en deux temps : un pour ciel et un pour terre.

Le stage aura été dense en ce qu'il nous a permis d'instancier un des principes fondamentaux d'aïki : la fluidité.

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